La frontière de la vie — le génome minimal
Durée réelle 1 min 22 · voix française
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Où commence la vie, et que sait-on réellement de son origine ?
En 2016, une équipe a publié un génome bactérien minimal : cinq cent trente et un mille paires de bases et quatre cent soixante-treize gènes, capables de faire vivre une cellule qui se réplique.
On l'appelle JCVI-syn3.0, et son temps de doublement est d'environ cent quatre-vingts minutes.
Trois précisions essentielles.
D'abord, sur ces quatre cent soixante-treize gènes, cent quarante-neuf avaient une fonction encore inconnue en 2016, soit environ trente et un pour cent : un génome minimal n'est pas un génome entièrement compris.
Ensuite, ce génome n'a pas été assemblé à partir de matière inerte : il a été conçu, synthétisé, puis transplanté dans une cellule receveuse déjà vivante.
Présenter ce travail comme une création de la vie à partir de rien serait inexact.
Enfin, la première conception a échoué : il a fallu trois cycles de conception, synthèse et test, et conserver des gènes dits quasi essentiels pour obtenir une croissance robuste.
L'idée que la vie procède de la vie est une conviction spirituelle nourrie par l'histoire des sciences ; les expériences sur l'origine de la vie ne la confirment ni ne l'infirment en laboratoire.
Nous la publions avec le badge RÉFLEXION.
Nous ne donnons aucune date précise pour les travaux du milieu du dix-neuvième siècle, faute de source primaire vérifiée.