Le code — l'information écrite dans l'ADN
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Comment l'information est-elle écrite, copiée et lue dans le vivant ?
En 2017, Erlich et Zielinski ont publié une architecture de stockage dans l'ADN synthétique.
Ils ont atteint une densité de deux cent quinze pétaoctets par gramme, avec environ un virgule six bit par nucléotide, soit quatre-vingt-cinq pour cent de la limite théorique de Shannon pour ce canal.
Leur expérience a stocké puis relu sans erreur deux virgule quatorze mégaoctets : un système d'exploitation et un film.
Le procédé a aussi été testé pour plus de deux millions de milliards de relectures de l'échantillon, avec un décodage parfait.
Trois précisions comptent.
Il s'agit d'un codage numérique artificiel dans de l'ADN de synthèse, pas de la densité d'information du génome naturel.
La densité annoncée est atteinte à la limite de l'architecture, en récupérant parfaitement les données ; ce n'est pas un disque dur du commerce.
Et la synthèse comme le séquençage restent lents et coûteux, un point classé DÉBATTU parce que les coûts évoluent vite.
Dire que le génome est un « code » suppose une convention de lecture : cette métaphore aide à comprendre, mais elle ne démontre ni un auteur ni une intention.
Nous la publions avec le badge RÉFLEXION.